Joachim Son-Forget, né Kim Jae Duk le 15 avril 1983 à Séoul, est un homme politique français.

Il est membre du Parti socialiste (PS) puis intègre La République en marche (LREM) en 2017. Il est élu député le 18 juin 2017, dans la circonscription des Français établis en Suisse et au Liechtenstein. Après plusieurs polémiques, il quitte LREM en 2018 puis fonde son propre parti, Je suis français et européen (JSFee).

Biographie

En juillet 1983, à l’âge de trois mois, Joachim Forget (dit Son-Forget ; alors Kim Jae Duk) est recueilli à Séoul, capitale sud-coréenne. Il est adopté par une famille française et grandit alors à Langres, puis fait ses études à Dijon, Paris et Lausanne.

En 2005, il est titulaire d’un master recherche en sciences cognitives (co-accrédité par l’université Paris-Descartes, l’EHESS et l’ENS Paris) qu’il valide avec un mémoire encadré par Stanislas Dehaene. Poursuivant aussi des études de médecine, il obtient en 2008 son diplôme de fin de deuxième cycle des études médicales à l’université de Dijon puis passe l’examen classant national. À la suite de cet examen, il décide de poursuivre son cursus médical en Suisse et d’y effectuer l’intégralité de son internat, en tant qu’interne en radiologie au centre hospitalier universitaire vaudois à Lausanne.

Il obtient en 2015 un doctorat en sciences médicales en neurosciences cohabilité par l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et l’université de Lausanne. Sa thèse, rédigée sous la direction d’Olaf Blanke et Reto Meuli, porte sur le thème des mécanismes visuo-vestibulaires de l’auto-conscience corporelle.

Parcours politique

En 2017, candidat nommé par LREM aux élections législatives dans la sixième circonscription des Français établis hors de France, Joachim Son-Forget engage une agence genevoise qui utilise les réseaux sociaux et les données ouvertes pour identifier les croyances des publics cibles et propose une stratégie d’influence.

Il obtient 63,21 % des voix dès le premier tour des élections législatives le 2 juin 2017, contre 15,68 % pour sa principale concurrente, la députée sortante Claudine Schmid, investie par Les Républicains, mais la forte abstention ne lui permet pas d’être directement élu. Au second tour, il obtient 74,94 % des voix, l’abstention culminant à 81,22 %.

Le 18 novembre 2017, lors du congrès de LREM, il présente une liste défiant les ténors du parti, qui défend une pratique horizontale du pouvoir dans l’organisation du mouvement. Sa liste « Territoires, En Marche ! » est battue, obtenant 92 voix sur 521, soit 17,66 % des suffrages, à main levée. En décembre 2017, après six mois à l’Assemblée nationale, il est classé à la 446e place des parlementaires par le magazine Capital avec notamment sept interventions dans l’hémicycle et neuf en commission, classement qui ne prend pas en compte les éléments qualitatifs d’activité des députés.

Le 10 janvier 2018, après une question orale au gouvernement sur le même sujet le 29 novembre 2017, il est l’auteur et premier signataire d’une tribune dans le journal Le Monde co-signée par 249 députés s’insurgeant contre la pratique de la pêche électrique en mer du Nord. Dans la suite, il rédige une proposition de résolution européenne dont il est 1er signataire et rapporteur en commission des affaires économiques et en hémicycle. Premier texte à être voté à l’unanimité sur tous les bancs de la XVe législature, l’Assemblée nationale a adopté ce texte porté par les groupes LREM et MoDem qui appelle le gouvernement à « s’oppose[r] à l’autorisation de cette technique, sous toutes ses formes ».

Président du cercle de réflexion Global Variations, il développe avec le psychologue Vincent Berthet des méthodes d’influence fondées sur les sciences cognitives, et précise dans une tribune du journal Le Monde que « Si la connaissance des fondamentaux de la cognition humaine présente un intérêt collectif positif mais inquiétant éthiquement, elle présente également un intérêt individuel, en permettant au citoyen initié de se prémunir contre les influences dont il est la cible et de mieux maîtriser sa vie ».

Joachim Son-Forget obtient la nationalité kosovare en juin 2018 « à titre exceptionnel ». Il explique que dès son adolescence « il a été très tôt captivé par la richesse culturelle et humaine du pays » et est par ailleurs vice-président du groupe d’amitié France-Kosovo à l’Assemblée nationale. Il annonce également qu’il est prévu qu’il obtienne la « médaille présidentielle du dixième anniversaire de l’indépendance de la République du Kosovo »

Après la nomination de Christophe Castaner comme ministre de l’Intérieur en octobre 2018, il se déclare candidat pour lui succéder à la direction du parti La République En Marche. Il propose qu’une coprésidente, issue de la société civile, spécialiste des questions environnementales, soit élue à ses côtés. Stanislas Guerini succède à Christophe Castaner, tandis que Joachim Son-Forget remporte 18 % des voix.

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