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Vendredi 26 Mars 2021

Dans le cadre de mon itinérance en France, je me suis rendu à l’IHU de Marseille rencontrer mon très cher collègue le Dr. Raoult, avec qui j’avais eu l’occasion d’échanger régulièrement ces derniers mois.

J’avais déjà eu en effet de multiples échanges avec le professeur Raoult et ses cadres, soignants et chercheurs, et ce depuis le début de la crise en 2020 quand le président de la République m’avait incité à m’intéresser à son travail, pour vous mettre dans la confidence.

J’avais également, avec quelques amis en Suisse, lancé une cagnotte afin d’aider l’IHU au moment où ses approvisionnements en consommables et réactifs d’extraction pour les tests PCR qui commençaient à manquer, quand il était le seul centre en France à tester à tour de bras. Cette cagnotte d’environ 25000 euros avait été appréciée et le professeur Raoult m’a ainsi remis la médaille du mérite de l’IHU pour la crise du COVID-19 lors de mon passage à Marseille. 

J’ai pu assister à la préparation de l’installation d’une toute nouvelle machine pour le séquençage à grande échelle des coronavirus, à la visite des étages des patients atteints du COVID-19, ainsi qu’à celle des laboratoires de diagnostic et de recherche de l’institut. Ayant eu la chance de travailler uniquement dans ma carrière dans de grandes institutions avec des fonds en suffisance, que ce soit au CHUV, à l’EPFL comme au CEA de Saclay, j’ai pu constater que l’IHU de Marseille était de cette trempe, dans un domaine de l’infectiologie pourtant largement délaissé par les esprits brillants dans trop de pays dont la France, alors que la cancérologie, la génétique et les neurosciences siphonnent beaucoup de ceux-ci.

Nos échanges avec le professeur Raoult ont porté sur la chute actuelle du monde occidental et le décalage du pouvoir vers le continent asiatique, le repositionnement des indications des médicaments existants pour le traitement du COVID-19, la limite des éternels courtisans constituant aujourd’hui une partie influente du conseil pédagogique et ayant déjà montré leurs limites et fait de nombreuses erreurs lors des années VIH, et la corruption de certaines élites médico-scientifiques.

Moment d’échange passionnant avec le professeur Didier Raoult et les soignants chercheurs de l’IUH de Marseille 


Dans ce milieu comme en politique, les voix dissonantes, remettant en question les acquis qui, parfois, ne devraient en être, sont nécessaires.

Nous avons aussi discuté des symptômes longs liés au COVID et des troubles hématologiques observés dans cette maladie avec les Pr Parola, Lagier et Chabrière. J’ai pu constaté que leurs protocoles de diagnostic de patients venant de toute la France, ainsi que la prise en charge thérapeutique étaient bien rodés et exceptionnels, que ce soit dans la filière de test comme pour la prise en charge précoce médicamenteuse anti-virale, avec l’oxygénothérapie haute dose en chambre avec optiflow comme par l’anticoagulation par HBPM de manière prophylactique ou thérapeutique.

J’ai enfin été frappé par l’engagement de longue date de la plupart des médecins de 1er plan de l’IHU dans le service de la nation, car un très grand nombre d’entre eux sont engagés comme officiers de réserve opérationnelle de l’armée française au quotidien, notamment auprès du service de santé des armées.

Avec le service infectiologie, en compagnie des professeurs Parola & Lagier pendant une visite très instructive de IHU – Méditerranée Infection, en train d’échanger sur la sémiologie & aspects hématologiques de l‘infection à Sars CoV-2. Surpris des engagements forts d’une majorité de médecins de l’IHU comme réservistes de l’armée.

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