Hémicycle|


Ce mois-ci, la proposition de loi visant à renforcer le droit à l’IVG devait être examinée en seconde lecture à l’Assemblée nationale sur une niche du groupe socialiste.
Ce texte de loi repousserait le délai de recours à l’avortement du 12 à 14 semaines.

Je me suis exprimé contre cette proposition il y a quelques semaines et vous avez partagé mon intervention dans cet article.

L’embryon devient fœtus à une période charnière, 12 semaines de grossesse. Ce palier n’a pas été déterminé par hasard. Environ 400 amendements avaient été déposés afin d’alimenter le débat et la discussion parlementaire sur un sujet plus que doctrinal mais véritablement médical.

Le groupe socialiste a préféré retirer son texte au profit d’autres propositions de loi comme la proposition de loi visant à réformer la fiscalité des droits de succession et de donation : protéger les classes moyennes et populaires, et mieux redistribuer les richesses au lieu de s’adonner à un débat constructif et argumenté.


L’allongement du délai de recours à l’IVG n’est pas une décision anodine, mais un sujet sociétal grave.


Le réel progrès passe par le respect des vies humaines, du fœtus, petit humain en devenir, et de celles des mères tandis que des avortements à 14 semaines auraient multiplié les risques de complication.

Aujourd’hui , il ne s’agit pas d’apporter des modifications ayant des répercutions médicales dangereuses à la loi, mais bien de faire appliquer la loi existante en facilitant l’accès dans le délai de 12 semaines aux femmes souhaitant avoir recours à l’IVG. Des inégalités géographiques d’accès à l’IVG ont été pointé du doigt dans un rapport du Parlement remis au Gouvernement, des mesures dans ce sens doivent être prises.


Je me félicite ainsi que mes collègues du groupe LR d’avoir mis en exergue l’intérêt limité et factice que le groupe socialiste a véritablement pour des sujets sociétaux cruciaux.


Un débat sain devrait avoir lieu. Il ne faut pas tomber dans un relativisme idéologique en oubliant les réalités biologiques.

P.S. : Je tiens à préciser à toutes fins utiles que mon argumentaire n’est pas anti-avortement, et “pro-life” de manière extrême. Je m’étais d’ailleurs insurgé il y a quelques années contre un amendement déposé par ma prédécesseure madame Claudine Schmid dans la législature précédente visant à dérembourser l’avortement. Mon souci est de laisser existants des garde-fous législatifs bien pensés autrefois dans le cadre de la loi Veil, quand bien même la surenchère internationale pousse à modifier ces lois sans considérations éthiques suffisantes.

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