Proposition de loi|

Cette année a sonné le tragique 25ème anniversaire du massacre de Srebrenica. A cette occasion, j’ai voulu déposer une proposition de loi visant la reconnaissance publique relative à la reconnaissance publique de la France de ce génocide.

Le 11 juillet 1995 et dans les jours qui ont suivi, plus de 8000 hommes et adolescents bosniaques ont été torturé et exécutés dans la ville de Srebrenica. Les femmes et enfants bosniaques ont été quant à eux déportés.

A ce jour, seules 6900 des 8000 victimes ont été retrouvées dans près de 80 fosses communes.

Depuis les années 2000, une partie de responsables militaires qui l’ont organisé sont conduits devant la justice internationale pour répondre de l’organisation et de l’exécution du massacre de Srebrenica.

Cette proposition de loi, officialisant le statut de génocide pour qualifier ce massacre, pourra endiguer l’idolâtrie dont les auteurs de ce massacre bénéficient encore aujourd’hui alors même qu’ils ont été jugés et condamnés par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie pour génocide. C’est le cas de Ratko Mladic, ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, et de Radovan Karadzic, ancien président des Serbes de Bosnie, le plus haut responsable à avoir dû rendre des comptes pour la guerre de Bosnie. Ils représentent aux yeux des victimes les bouchers responsables des atrocités commises, continuent de représenter des héros pour une partie des Serbes. La France ne peut continuer de se taire face au négationnisme de ce génocide.

Cette proposition de loi permettrait de mettre fin à toute forme de négationnisme et révisionnisme qui mène, aujourd’hui encore, à une glorification des criminels de guerre d’une des périodes les plus sombres de l’histoire contemporaine. La reconnaissance du génocide par l’Etat français permettra d’aider le processus de reconstruction des familles brisées des milliers de victimes.

C’est, j’en suis certain, en supportant pleinement les décisions de justice et en promouvant la vérité historique des atrocités commises qu’une première étape dans le processus de paix dans les Balkans pourra être entamée.

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