Commission|

Mercredi 22 mai 2019

Question

M. Joachim Son-Forget: « Ma question porte sur la concomitance des projets d’exportation du Rafale et de développement du SCAF. Si le SCAF valide l’excellence de la France et du couple franco-allemand, il peut aussi inquiéter d’éventuels futurs clients qui pourraient craindre que l’industriel ne soit pas en mesure de maintenir le niveau d’attention et de renouvellement du produit qu’il aurait été capable de maintenir s’il n’avait eu que le projet Rafale à suivre. Je pense en particulier aux possibilités d’exportation en Finlande et dans ma circonscription, en Suisse, car il s’agit d’une question stratégique pour les relations franco-suisses et l’intérêt industriel des deux pays. Pouvez-vous me rassurer sur ce point ? »

Réponse

M. Eric Trappier : « En ce qui concerne la coopération franco-suisse et la question de l’export, je conviens bien volontiers de ce qu’il est plus facile aujourd’hui d’exporter un Rafale qu’un Typhoon. Certains États participant à une coopération industrielle dans le domaine militaire peuvent s’inquiéter d’y trouver l’Allemagne, sa présence nourrissant une peur que le matériel militaire produit ne puisse être exporté. C’est pourquoi il faut absolument obtenir de nos amis allemands des garanties s’agissant des possibilités d’export, si nous nous lançons ensemble dans un avion de combat. Renoncer à l’export n’est pas sans impact économique pour la France, mais les États importateurs se trouvent aussi en difficulté, eux qui n’ont pas forcément envie d’acheter du matériel aux Russes ou aux Américains, lesquels ne se priveront pas de prendre notre place. »

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