Hémicycle|

Vendredi 29 Septembre 2017

A titre personnel, je ne voterai pas d’amendements visant expressément ce que certains appellent « signes extérieurs de richesse ». Je trouve tout bonnement ridicule de stigmatiser les « yachts » en particulier. Alors où mettra-t-on la barre? Le nombre de mètres? la cylindrée? Quel modèle d’avion?

Deux raisons pour lesquelles je n’irai pas sur ce terrain absurde: 1) ceux qui en ont les moyens trouveront d’autres façons et lieux pour immatriculer bateaux, avions et véhicules divers et variés. 2) L’intérêt de l’opération sur l’ISF est de ré-interesser des fortunes à venir investir et créer de l’emploi en France. Rien de tout cela n’arrivera si on refait un de ces débats à la française pour cristalliser une discussion stérile sur la définition de la fortune et rien ne profitera à ceux qui n’ont pas de quoi vivre et/ou pas d’emploi. On aura juste réussi à dire une fois de plus à ceux qui ont le moyens d’investir: « attention ne venez pas car rien n’a changé, on déteste toujours les gens qui ont réussi ou qui veulent réussir ».

En Suisse, les gens ne jalousent pas leur voisin plus fortunés, ils essaient de s’inspirer de leur réussite pour se donner les moyens de créer la leur, avec chacun sa définition de ce qu’on entend par réussir sa vie, du reste. Voilà pour moi l’exemple à suivre. Cela n’empêche en rien la solidarité. Cela n’empêche pas ceux qui sont riches de profiter de leur argent à leur façon pour eux-mêmes de redistribuer parfois très largement, et les exemples sont légion.ISF : les députés alourdissent la taxation des signes extérieurs de richesse
Métaux précieux, voitures de luxe, yachts… Les députés ont voté plusieurs amendements ce jeudi en commission des…www.lesechos.fr

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